Préparez-vous à admettre que ce sont vos convictions qui font de vous des aveugles ou des bienheureux.

Chris Achor a réalisé une étude approfondie auprès de 1600 étudiants – une des enquêtes les plus ambitieuses sur le bonheur jamais réalisées à Harvard.  Une fois, les données analysées, l’auteur a ainsi pu isolé 7 principes qui prédisent succès et bonheurs au travail.

  1. Le bonheur érigé comme une éthique de travail.

Aujourd’hui, un revirement tout aussi fondamental est en train de s’opérer dans le domaine de la psychologie. Pendant des décennies, nous avons été amenés à croire que le bonheur gravitait autour de la réussite. Que si nous travaillons suffisamment dur, nous réussirions, et que c’est seulement si nous réussissions que nous serions heureux. Le succès était le point fixe de l’univers du travail, autour duquel le bonheur tournait. A présent, des récentes études en psychologie positive nous prouve le contraire. Lorsque nous sommes heureux, nous sommes plus intelligents, plus motivés et de ce fait nous réussissons mieux. Ainsi le bonheur est une cause majeure de réussite. (Click to tweet).

Fait important : il n’existe pas de définition unique du bonheur, car il dépend de celui qui le vit. Autrement dit, chacun a sa propre définition du bonheur. L’auteur se fie sur des récentes études scientifiques en s’appuyant sur des récits individuels. On parle ici d’un « bien-être subjectif ».

Les psychologues préfèrent utiliser le terme « émotions positives » ou « positivité » plutôt que le « bonheur ». Caroline Fredrickson, chercheuse à l’Université du Caroline du Nord a décrit les dix émotions positives les plus courantes : « joie, gratitude, sérénité, intérêt, espoir, fierté, amusement, inspiration, vénération et amour ».

Des récentes études ont démontré que des salariés heureux sont plus productifs, font de meilleurs dirigeants et sont mieux classés dans les tests d’évaluation de résultats et mieux rémunérés. Ils jouissent également d’une plus grande sécurité de l’emploi et risquent moins de prendre des congés maladie, de démissionner ou de connaitre l’épuisement. (Y’a qu’à voir les nombreux avantages proposés par les start-up, tels vacances illimitées, bar à bière, formations offertes selon le besoin de l’employé, horaires flexibles, et autres). Google encourage ses ingénieurs à venir au bureau avec leurs chiens car chaque petite bouffée de bonheur prédispose les salariés à la créativité et à l’innovation. Pour paraphraser Richard Branson, le célèbre PDG de Virgin, « plus que tout autre élément, le plaisir est le secret de la réussite de Virgin »

  1. Changer ses performances en changeant son état d’esprit.

« Donnez-moi un levier assez long et un point d’appui sur lequel le placer, et je soulèverai le monde », célèbre formule d’Archimède, le plus grand scientifique et mathématicien de la Grèce antique.

En pratique, cela signifie que quel que soit notre situation, comme par exemple, un salarié se démenant pour avoir une augmentation d’un salaire ou d’une promotion, il n’est pas nécessaire d’en faire tant pour produire des résultats, il suffirait de modifier notre état d’esprit pour que notre capacité s’allonge et transforme les champs des possibles. Autrement dit, c’est que nous croyons peut modifier les résultats concrets de nos efforts et de notre travail. (click to tweet)

La représentation mentale de nos activités quotidiennes, plus que l’activité elle-même, définit notre réalité.

L’auteur nous amène à nous poser la question suivante : comment puis-je tirer le meilleur parti de mon expérience relative à ma journée de travail ?

Ceux qui réussissent le mieux adoptent un mode de pensée qui non seulement rend la journée plus supportable mais les aide également à travailler plus longtemps, plus dur et plus vite que leurs collègues à l’esprit négatif. Autrement dit, quand nous renouons avec le plaisir des « moyens » au lieu de ne nous intéresser qu’aux « fins », nous adoptons un état d’esprit plus propice, non seulement à la réjouissance, mais aussi à de meilleurs résultats.

Nous avons tous fait l’expérience que plus vous verrez les tâches quotidiennes comme des corvées, plus elles en deviennent ainsi. Avant de m’attaquer à une tâche jugée ardue, je m’installe confortablement dans mon canapé, un livre entre les mains, (ma lecture du moment porte sur la biographie d’Angela Merkel, l’actuelle Chancelière Allemande), car je considère ce moment comme un sentiment de bien-être. Ainsi, ce regain d’enthousiasme m’a aidé à me focaliser sur les taches que j’avais à accomplir. Au lieu de faire une fixation sur les contraintes, pour reprendre les mots de l’auteur, j’ai changé « le point d’appui ».

La façon dont on envisage ses aptitudes, tout autant que l’état d’esprit par rapport au travail, influe sur les performances. Plus on croit en sa propre capacité à réussir, plus on a de chances d’y parvenir. (click to tweet).

Selon les travaux de Carol Dweck, professeure de psychologie à l’université de Stanford, on peut repartir les gens en deux catégories : ceux qui sont dotés d’un « état d’esprit figé » pensent que leurs aptitudes sont déterminées à l’avance et ceux qui possèdent « un état d’esprit évolutif » sont convaincus que chaque individu à la possibilité de changer et de se développer par de nouvelles connaissances et expériences. Elle est arrivée à la conclusion qu’une mentalité figée fait manquer les meilleures occasions de progresser et entretient la contre-performance alors qu’un « esprit évolutif » accroit sans cesse ses capacités.

 

  1. L’effet Tetris. Changer son cerveau à tirer parti des possibilités.

Ce troisième principe porte sur la manière de cultiver un état d’esprit et de tirer partie de cette positivité pour gravir les échelons dans votre emploi, carrière et votre entreprise, et cela à travers l’exemple du jeu Tetris.

Pour ceux qui n’ont jamais entendu parler de ce jeu, Tetris est un jeu dans lequel quatre sortes de formes tombent du haut de l’écran ; le joueur peut les faire tourner ou les déplacer avant qu’elles arrivent en bas. Quand ces blocs forment une ligne horizontale ininterrompue sur toute la largeur de l’écran, cette ligne disparaît.

L’unique but du jeu est de disposer les blocs qui chutent de façon à créer autant de lignes continues que possible.
Des chercheurs du département de psychiatrie de la faculté de médecine de Harvard avaient rémunéré une trentaine de personnes pour jouer à ce jeu pendant des heures, et cela durant trois jours d’affilés. Quelques jours après l’expérience, certains participants ont relaté qu’ils ont vécu une sorte d’hallucination, qu’ils ne pouvaient pas s’empêcher de voir de formes qui tombaient du ciel, ils considéraient le monde comme un assemblage de pièces de Tetris! Ces joueurs ont nommé cette étrange manie l’effet Tetris.

Selon les chercheurs, « l’effet Tetris provient d’un processus physique tout à fait normal qu’une pratique répétée déclenche dans le cerveau. »  L’effet Tetris est une métaphore de la manière dont notre cerveau nous dicte la perception du monde qui nous entoure.

L’effet Tetris au travail.

Qui ne connait pas quelqu’un victime d’une forme de l’effet Tetris ? Un ami qui rentre une pièce et qui remarque aussitôt quelque chose qui cloche, un gestionnaire qui focalise sur l’erreur dans laquelle un employé persiste, plutôt que sur ses progrès, un collègue qui colporte des rumeurs pour créer des problèmes ou de casser l’ambiance au bureau. Selon une étude réalisée par l’auteur auprès des 500 entreprises classées par Fortune, le cerveau de ses personnes est doté d’une capacité exceptionnelle à passer leur environnement au crible pour y déceler le négatif provoquant ainsi de vives tensions au sein de leur environnement. Pour reprendre ses mots, « leur cerveau a peaufiné la technique du jeu Tetris. Scruter le monde en permanence à la recherche du négatif se paie au prix fort. Cela entrave la créativité, élève le niveau de stress, émousse la motivation et la capacité à réaliser des objectifs. »

Mais heureusement que tout n’est pas perdu ! tout comme notre cerveau peut être programmé d’une façon qui nous freine, nous pouvons le réapprendre à repérer les bonnes choses de la vie, pour nous permettre d’envisager davantage de possibilités et d’accroitre notre niveau de réussite. Des récentes études dans le domaine de la neuroscience ont démontré que notre cerveau est beaucoup plus malléable que ce qu’on le croyait ! On parle ici de neuroplasticité.

Quand notre cerveau recherche constamment le positif, nous bénéficions de trois des outils les plus importants à notre disposition : le bonheur, la gratitude et de l’optimisme.

Le chercheur Richard Wiseman s’est attaché à découvrir pourquoi certains d’entre nous semblent toujours favorisés par le sort, tandis que d’autres broient du noir. Scientifiquement parlant, la chance en tant que tel n’existe pas, selon ses conclusions, la seule et unique différence se situe entre ceux qui s’attendent au meilleur et ceux qui s’attendent au pire.

Pour ne plus se trouver dans la peau d’une victime, l’auteur nous prodigue quelques conseils qui s’avèrent d’une simplicité ridicule mais, toujours selon lui, sont d’une redoutable efficacité ! La première étape serait de rédiger une liste de « trois bonnes choses » qui nous sont deroulées de la journée, telles le sentiment d’accomplissement au travail, les évènements qui nous ont fait rire aux éclats et les mots échangés avec les êtres qui nous sont les plus chers.

  1. Le rebond. Tirer parti des échecs pour créer une dynamique ascendante. (La résilience)

Selon le neurologue, psychiatre et psychanalyste français Boris Cyrulnik, la résilience, donc on lui a attribué la paternité de ce terme, définit cette capacité que montre l’individu à surmonter les épreuves. Depuis quelques années, ce terme a été repris par les psychologues du travail pour expliquer le mal-être des salariés au travail. Le cerveau humain crée et actualise constamment des cartes mentales pour nous aider à survivre dans ce monde en perpétuel mutation.  Ces cartes mentales nous aident à nous procurer de la nourriture, du sexe, et de déterminer les effets possibles de nos actions. Mais ses cartes ne sont pas uniquement essentielles à notre survie, elles sont toutes aussi déterminantes en ce qui concerne le succès dans le monde du travail.

Exemple cité par le chercheur : si en pleine négociation, vous hésitez entre faire une offre attrayante et une offre élevée, votre cerveau crée inconsciemment (et parfois consciemment) une carte évènement avec des voies possibles, dont il va essayer de prévoir les conséquences. Si vous baissez votre prix, vous pouvez prédire que cette voie va conduire à une contre-proposition du client et, finalement, à un accord. En revanche, si vous faites une offre élevée, vous risquez que votre interlocuteur s’offusque et finisse par aller voir ailleurs.

Les décisions les plus judicieuses interviennent quand nous avons un esprit lucide et créatif pour identifier toutes les voies disponibles et prédire avec précision ou chacune l’une d’entre elle nous mènera. (Click to tweet). Mais face à l’adversité, nous avons tendance à nous laisser submerger par des émotions négatives, qui nous empêchent de remonter la pente.

Selon Jim Collins, auteur « De la performance à l’excellence », « nous ne sommes pas prisonniers de nos circonstances, de nos revers, de notre histoire, de nos erreurs ni même des défaites sidérantes qui jalonnent notre chemin. Nos choix nous libèrent »

De nos jours, l’échec, que ce soit dans sa vie professionnelle et personnelle, est vécu comme un traumatisme grave pour beaucoup d’entre nous. Et pourtant, chaque revers, obstacle, déception apporte une occasion d’épanouissement qu’il nous appartient d’apprendre à repérer et à exploiter. Car un échec est aussi souvent synonyme de catalyseur pour réinventer une carrière ou sa vie tout court.

Les exemples les plus connus : Michael Jordan écarté de l’équipe de basket-ball de son lycée, Walt Disney renvoyé par un rédacteur en chef par manque de créativité.  Pour reprendre une citation de Robert F. Kennedy, « Seuls ceux qui prennent le risque d’échouer spectaculairement réussiront brillamment »

Des entreprises, telles Coca-Cola, organisent des « soirées-échecs ». Le but de ses rencontres était de faire savoir aux investisseurs que des erreurs étaient parfois commises et de l’argent perdu, mais que l’on pouvait tirer des leçons de ses revers. Selon la revue Harvard Business Review, les entreprises les plus avisées vont jusqu’à commettre délibérément des erreurs pour encourager les idées et solutions les plus novatrices.

Pour reprendre les mots de l’auteur, « la réussite n’est pas de ne jamais tomber, ni même de tomber mais de se relever encore et toujours ».

5eme principe : Le Cercle de Zorro

Se concentrer sur des objectifs modestes et gérable pour élargir sa sphère d’influence.

Qui n’a jamais entendu parlé de Zorro ? le héros masqué qui parcourait le sud-ouest des États-Unis pour défendre la veuve et l’orphelin. Épris de justice, il n’hésitait pas à s’attaquer aux plus puissants et toujours de manière spectaculaire ! A en croire la légende, Zorro n’a pas été toujours ce vaillant chevalier qui était capable d’anéantir dix hommes d’un coup d’épée ! Tout jeune, il avait pour mentor un certain Don Diego, un maitre épéiste. Selon la légende, le jeune Zorro n’avait aucun contrôle de ses émotions voire aucune foi réelle dans sa capacité à réaliser un objectif et – pire que tout – aucun sentiment de dominer son propre destin. Le maitre épéiste avait entamé sa formation en traçant un cercle dans la terre. Le jeune Zorro était contraint de se battre sans jamais sortir de ce cercle. Ce dernier représentait le symbole de sa destinée. C’est seulement une fois la maitrise de ce cercle acquise qu’est nait la légende du justicier masqué (et aux cœurs tendres !).

Pour reprendre les mots de l’auteur, « le concept du cercle de Zorro est une métaphore puissante de la manière dont nous pouvons atteindre nos buts les plus ambitieux dans notre carrière et vie personnelle ».

Se sentir qu’on est maitre de son destin sur le plan professionnel et familial est l’un des plus puissants moteurs du bien-être et de la performance.

Selon les conclusions d’une enquête intitulée « National Study of the Changing Workforce », les employés qui se sentent maitres de leurs activités présentent des niveaux inférieurs de stress, de conflit emploi-famille et d’instabilité professionnelle. Notre façon d’appréhender le monde est façonnée en grande partie par notre état d’esprit. Toujours selon l’étude, ceux qui réussissent le mieux dans leur vie professionnelle et personnelle, sont ceux qui possèdent ce que les chercheurs appellent un « locus de contrôle interne », c’est à dire, la conviction que leurs actions ont une influence directe sur leurs résultats.  Ceux qui sont dotés d’un locus externe ont davantage tendance à esquiver la responsabilité de leur échec, renvoyant toujours la faute aux évènements externes.

Nos réussites professionnelles et personnelles dépendent grandement de deux facteurs :

La conscience de soi (à mon humble avis, je dirais que c’est le facteur le plus important)

La capacité à identifier les aspects de la situation que nous contrôlons et ceux qui nous échappent.

De petites victoires peuvent s’additionner pour former de grandes réussites.

6eme principes : La règle des 20 secondes.

Remplacer les mauvaises habitudes par des bonnes en réduisant les obstacles au changement.

On est tous conscients que le tabac est néfaste pour la santé mais pourtant les fumeurs vous diront qu’il est toujours très difficile de s’en passer ! De même, nous savons tous qu’il faut faire du sport, dormir huit heures, manger plus sain et avoir un comportement exemplaire vers les autres. Mais pourquoi les bonnes habitudes sont-elles difficiles à conserver ? Aussi pleines de bon sens soient-elles.  Selon l’auteur, parce que « le sens commun n’est pas l’action commune ». Autrement dit, sans l’action, elle est en général dépourvue de sens.  Comme le dit Aristote, pour être excellent, il ne suffit pas de penser excellemment : il faut agir excellemment.

Passer à l’action est souvent vécue comme une étape ardue. Selon William James Hall, professeur à la Harvard (1875-1890) et père de la psychologie moderne, ʺ les êtres humains sont biologiquement enclins à l’habitude et c’est parce que nous sommes de « simples paquets d’habitudes » que nous pouvons exécuter automatiquement nombre de nos tâches quotidiennes, comme par exemple, nous brosser les dents le matinʺ.  Pour créer de bonnes habitudes, William James avait une recette qu’il appelait des « efforts quotidiens ». Selon ses hypothèses, qui ont été par la suite confirmées par de récentes études, il se trouve qu’à mesure que nous progressons chaque jour par l’accomplissement de nouvelles pratiques, notre cerveau évolue pour intégrer ces nouvelles expériences, Autrement dit, notre cerveau se modifie en réponse à une pratique régulière. J’avais mis cette « théorie » en pratique, et je peux vous affirmer que j’ai retrouvé le plaisir de jouer au badminton !  Et oui ça marche ! On commence à accomplir les tâches à petites doses jusqu’à que ces dernières deviennent une habitude, aussi simple que cela vous me direz-vous, et bien malheureusement non ! tout simplement parce que la nature humaine nous emmène fréquemment sur le chemin de moindre résistance. L’inactivité est la solution de la facilité.

 

La règle des 20 secondes

Vous êtres vous déjà demandez pourquoi le fondateur de Facebook, Mark Zuckerberg et Barak s’habillent-ils toujours pareil ? le premier porte sweat à capuche et tee-shirt gris quotidiennement, le deuxième, un costume bleu ou gris. Quant à Steve Jobs, fondateur d’Apple, c’était un adepte du col roulé noir. Ils s’appuient sur de nombreuses théories psychologiques expliquant que la prise de « petites » décisions (la façon dont on s’habille, ce qu’on prend au petit déjeuner, etc.) consomme de l’énergie, fatigue le cerveau et endommage notre capacité à nous prononcer sur des questions plus importantes.

Pour être toujours à l’heure à mes matchs de badminton, j’ai mis en pratique une nouvelle stratégie que l’auteur a appelé « la règle des 20 secondes ». J’avais sorti mon sac de sport du placard pour le déposer dans un coin de ma porte d’entrée au lieu de se trouver à 20 secondes de distance ! Pour paraphraser l’auteur ; « l’action essentielle avait été de placer le comportement désiré sur le chemin de moindre résistance, de sorte qu’il fallait moins d’énergie et d’effort (…) »

Cette stratégie nous fait non seulement gagner du temps mais aussi de développer des habitudes plus saines. Elle nous permet d’aller à l’essentielle, moins il faut d’énergie positive pour démarrer une habitude positive, plus il est probable qu’il s’ancrera. Grâce à cette « petite décision », je n’étais plus jamais en retard à mes matchs de badminton !

Septième principe : Pourquoi le soutien social est votre grand atout

Ce dernier principe repose sur la famille et amis proches, notre garde rapprochée, ceux sur qui on peut compter à tout moment pour faire face à des coups de blues ou aux aléas de la vie.

Pour reprendre les conclusions d’une des études les plus longues jamais réalisées – celle dites des Étudiants de Harvard – qui consistait à suivre 268 étudiants depuis leur entrée à l’université à la fin des années 1930 jusqu’à aujourd’hui, les chercheurs ont arrivé à la conclusion que le soutien social est un indicateur de bonheur beaucoup plus important que tout autre facteur, qu’il ‘agisse des notes aux examens, du statut social des familles, ou des origines. Ainsi ce qu’il faut retenir, c’est que plus on bénéficie de soutien familial, plus on est heureux.

Ce principe vaut tout autant dans l’entreprise moderne. Face au stress, rien d’est plus rassurant de se rapprocher de ceux qui nous entourent. De nos jours de nouvelles pratiques de management ont vu le jour dans le monde du travail, on parle dorénavant de culture « H to H » (Human to Human). L’accent sur mis sur le bien-être de l’employé. Les employés qui sont heureux au travail sont beaucoup plus engagés, productifs et résilients. Google est peut-être l’exemple le plus célèbre, leurs cafétérias restent ouvertes après les heures de travail offrant ainsi aux salaries de diner ensemble, ses derniers ont notamment accès à une crèche et sont même encouragés à rendre visite à leurs enfants au cours de la journée. D’autres sociétés, telles que Southwest Airlines, Domino’s Pizza et The Limited, ont mis en place des programmes qui favorisent l’investissement social en permettant chaque salarié de faire des dons aux collègues confrontés à de problèmes financiers ou urgences médicales. Ainsi les salaries ressentent un engagement beaucoup plus grand les uns envers les autres et à l’égard de l’entreprise dans son ensemble.

Malheureusement, dans le monde du travail actuel, soumis stress et au rythme effréné, trop de peu de dirigeants consacrent le temps nécessaire à forger des relations fortes avec leurs salariés et pourtant de nombreux techniques existent pour remédier à cela ! L’un des concepts les plus connus, intitulé « Managing by walking around (MBWA) » (diriger en se déplaçant dans l’entreprise) a été développé par Tim Peters, expert en leadership, qui tenait cette méthode des dirigeants de HP. Cette technique permet aux dirigeants d’apprendre à connaitre mieux leur employés en se déplaçant de bureau en bureau, (sans d’avoir recours au téléphone) pour partager les bonnes nouvelles et les meilleurs pratiques, d’entendre leurs préoccupations et de prodiguer les encouragements. Autrement dit, plus on exprime sa gratitude envers un collègue, plus le sentiment de cohésion sociale dans toute l’équipe se renforce.

Toutes ces nouvelles études démontrent que nous capable d’apprendre à être heureux, nous vivons mieux tout étant les meilleurs et cela sans être allés à Harvard !

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